Nous, on l’aime bien Artus-Bertrand. D’abord il a une bonne tête et avec ses cheveux blancs il est crédible, en tout cas plus que Nicolas Hulot qui se croit toujours obligé de parler avec un tuba dans la bouche des problèmes d’environnement. Et puis on l’aime beaucoup Marie Drucker. Elle est très pro, sérieuse et mène en général parfaitement les débats et quand on la voit, on peut pas s’empêcher de penser affectueusement à Michel , son Tonton.
Hier soir sur France 2, comme tous les mardi, on a eu droit à notre piqure de rappel sur le réchauffement climatique vu par Yann Artus Bertrand ; et là franchement c’était manichéen et chiant à mourir. D’ailleurs Marie avait l’air de s’emmerder grave, Borloo aussi.
Le choix des participants n’avait aucun intérêt puisqu’ils étaient tous d’accord pour dire, à l’image du film qui a précédé le débat que tout était » la faute au réchauffement « . Si on se noie dans un fleuve, si le maïs est nain, s’il pleut, s’il vente, s’il neige, s’il gèle pas, si les arbres meurent de soif, s’ils poussent plus, s’ils sont jaune, s’il y a des délocalisations indigènes, c’est la faute au réchauffement.
Les conséquences sont dramatiques, on casse le boulot s’il fait chaud, on perturbe la chaine alimentaire s’il fait froid, on emmerde les nuages si les vaches pètent, bientôt à cause des météos capricieuses, le pinard va se fabriquer dans des régions où avant on faisait pas de pinard, les iles vont couler, les stations de sports d’hiver vont fermer, les cadres d’entreprises vont se suicider, les pauvres souffrir du froid, les vieux de la chaleur.
Au bout de deux heures, soit on pleure en attendant la fin de l’humanité ou alors, si on a pas la patience on se suicide tout de suite. Ou alors comme je l’ai fait en remplissant mal ma feuille de sécurité sociale que c’était aussi la faute au réchauffement climatique.
L’histoire-géographie en option en terminale S, c’est oublier que cette matière donne la possibilité de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Cela ouvrira inévitablement une porte à toutes les rumeurs, à toutes les désinformations et à tous ceux qui les véhiculent quotidiennement. Si aujourd’hui déjà il ne reste que peu de traces de ce que l’on apprend à l’école, que restera-t-il quand on aura oublié d’enseigner même les matières qui aident à comprendre l’histoire du monde ?
Il est vrai que dans le même temps on annonçait le passage de 2 heures 30 à 4 heures d’enseignement pour l’histoire-géo dans toutes les classes de Première. Alors peut-on imaginer que finalement rien ne serait perdu pour les élèves ? Rien de moins sur. Ce qui est certain, c’est que les élites seront créées plus tôt et que seuls les élèves issus de milieux favorisés continueront à se cultiver indépendamment de l’Education Nationale.
Le plus intéressant serait surtout de donner aux jeunes l’envie d’apprendre, et se poser les bonnes questions, leur inculquer une méthode pour apprendre de façon efficace et leur expliquer à quoi ça sert d’apprendre. De générations en générations, c’est toujours ce qui cruellement fait défaut à notre système d’enseignement.
A titre d’exemple, un élève de cinquième étudiant le Latin ne fait aucun rapprochement entre Charlemagne et Carolus Magnus et est bien incapable de répondre à la question :
« Quel était le business de Charlemagne entre 768, date du début de son régne et son couronnement en 800 comme empereur ? »
à la question : « Où est Aix-la-Chapelle ? », la réponse est : « En France »…
Normal, tel que c’est raconté, c’est la capitale de l’empire français ! Ne serait-il pas utile d’apprendre en premier ce qu’est un empire ?
J’ai le souvenir lointain qu’en Terminale je ne savais pas, alors que j’étais passionné par les fusées et la conquête spatiale que les maths permettaient de concevoir les fusées et de les envoyer en l’air. Aucun professeur ne m’en avait jamais parlé.
Apprend-on aujourd’hui à un enfant que le Légo permet d’étudier le fonctionnement d’une plateforme aéroportuaire avant de la construire « pour de vrai » ?
Visiblement les choix politiques ne prennent en compte que la gestion quantitative sans jamais se soucier des méthodes qui, elles, ne changent jamais.
Magnifique explication du réchauffement climatique au journal de 20 heures. Le dioxide de carbone est en augmentation dans l’atmosphère et va de pair avec l’augmentation des températures, ce qui est un phénomène cyclique, nous raconte le commentateur. Un court reportage montre qu’en Antarctique des chercheurs ont effectué des prélèvements de glace (carottes) jusqu’à 3000 métres pour retracer l’histoire des cycles de températures sur 800.000 ans. Super ! Jusque là rien d’incohérent. Là où ça ne va plus, c’est quand le journaliste superpose la courbe de l’évolution des températures dans le temps avec celle du dioxide de carbone. En fait la température n’a pas changé au delà des cycles naturels et la quantité de dioxide est toujours proportionnelle à l’évolution du climat. D’ailleurs il nous est clairement montré, si nous n’avions pas bien compris que les deux courbes se superposent parfaitement sans différence notable ces dernières années dans leur chevauchement. Finalement si on résume la démonstration : Tout va bien. Le journaliste conclut lui par: tout va mal ! Cherchez l’erreur. A vouloir démontrer en 2 minutes 30 qu’il y a réchauffement climatique à cause du CO2, France 2 est arrivé à ne rien prouver sinon que le phénomène est naturel. Intéressant comme démonstration pour ceux qui pensent qu’il faut faire des efforts dans le domaine de l’environnement.
Pas de polémique à développer. Frédéric Mitterrrand est homosexuel, on le savait. En 2005, il a raconté ses escapades avec des garçons qui se prostituaient et qu’il a payés. C’est tout. Marine Le Pen à la télévision a parlé de jeunes garçons, faisant référence à des mineurs, ce qui dans le livre de 2005 n’apparait pas. Mitterrand n’est pas Polanski qui lui, a eu des rapport sexuel avec mineur…
Manipulation ! A en croire les politiques, le Taser éviterait les dangers de l’arme à feu. Pour faire croire que son avenir est parfaitement réglementé, le conseil d’Etat a décidé de rejeter son usage par la police municipale pendant que la police nationale s’en équipe chaque jour plus largement avec une formation préalable limitée à sa plus simple expression. Mettre cet outil entre les mains de policiers qui, quand ils vous adressent la parole sont incapables de faire la distinction entre un braqueur au travail, un détenu en cavale et un automobiliste qui a oublié son attestation d’assurance relève de la folie. Au même moment, puisqu’on parle bien de sécurité, les chiffres de la délinquance augmentent globalement, montrant selon les analystes un échec de la politique du chiffre mise en place ces dernières années. Bien sur, certains types de délinquance connaissent des résultats positifs ; braquages dans Paris par exemple… Mais peut on imaginer sainement qu’il suffit d’équiper les policiers d’armes comme le Taser pour que la délinquance baisse ? Bien sur que non ; d’ailleurs personne n’est dupe mais tout le monde suit ces lois qui ont pour résultats : la répression augmente, le sentiment d’incompréhension entre la police et le citoyen enfle, la politique du chiffre est omniprésente, les résultats sur le terrain sont nuls. Pas de cohérence, pas de travail de fond, tissu social en déliquescence, baisse des effectifs, chomage, bref, du n’importe quoi !
On accuse souvent Ebay d’étre l’endroit où tous les contrefacteurs se retrouvent pour vendre leurs produits. Il semblerait que celà continue et que Ebay et Paypal n’aient pas mis en place toutes les armes pour lutter efficacement contre le phénomène. Reste à savoir quelle est la position de la marque Diesel qui devrait étre la première à mettre en place des outils de prévention et de lute dont elle est la première victime. Mais à bien y regarder, y-a-t-il vraiment une grande différence entre des produits contrefaits et des produits originaux au delà du prix ? Là est la question car malheureusement un produit contrefait a une durée de vie aussi longue qu’un produit marqué. Les usines seraient elles les mêmes ? A Diesel d’avoir une politique claire sur le sujet et à le faire savoir quotidiennement. Mais à bien y regarder le sujet qui est sensible n’attire pas les foules de consommateurs déçus et seules quelques marques semblent poursuivre Ebay en justice ; si par exemple vous cherchez dans un moteur de recherche les sites qui s’intéressent au phénomène, il est force de constater que peu de victimes viennent les enrichir de leur expérience. Concernant les pouvoirs publics et les marques prestigieuses, on en parle un peu mais si faiblement par rapport aux enjeux que c’en est pathétique. Des mots et des maux mais ça n’intéresse personne. L’économie parallèle s’installe, tout le monde le sait, tout le monde y travaille et on en parle… L’important c’est que les usines tournent ! Ca ressemble étrangement au trafic contre les stupéfiants : on sait qui, on sait comment, on sait où, on en parle depuis longtemps et on condamne le consommateur
A Evry les brocantes ne sont pas assez représentatives de ce que le député Emmanuel Valls (P.S.) voudrait observer dans sa ville. C’est sur Direct8 que sa vision s’est exprimée de façon assez inattendue. Depuis il s’en est expliqué sur différentes chaines de télévision et de radio arguant qu’il aurait voulu dire lors de la visite de la brocante de sa ville qu’il fallait casser les ghettos. Dorénavant quand on entendra un homme politique dire : « mettez moi un peu de blancos », il faudra comprendre « arrêtez les ghettos ». Facile ! En français correct, il y a en principe plus de vocabulaire pour exprimer son attachement aux valeurs universalistes de la République et à la « non ghettoïsation des villes…
Les pistes se multiplient sur les causes de la disparition en mer du vol Rio-Paris. Chacun y va de son explication et chaque information fait l’objet de commentaires dont personne ne connait la crédibilité car ignorant des réalités techniques. Rattacher les événements entre eux est sans intérét et seule l’enquête du Bureau Enquêtes Analyses à partir des boites noires permettra de connaitre les raisons réelles du crash. Ainsi on évoque aussi bien les menaces d’un possible attentat car Air France aurait fait l’objet d’une menace sur un vol Rio-Paris le 27 mai, alors qu’on indiquait dans le même temps qu’il s’agissait d’un vol au départ de Buenos Aires qui aurait été la cible d’une menace terroriste supposée, la vitesse erronée de l’avion qui l’aurait amené à décrocher corroborée dit-on par un avis du BEA qui indiquerait qu’en cas de turbulence il faut conserver une vitesse correcte ainsi qu’un trajectoire rectiligne ce qui aurait pu étre altéré par le givrage des pitots dans une zone de cumulonimbus, panne de l’Adiru (Air Data Inertial Reference Unit) ce qui est contesté par la compagnie, Adira mal conçu par Northrop Grumman alors qu’il semble que l’airbus était équipé de celui de Honeywell, le fait que le commandant de bord aurait été au repos au moment des problèmes tout comme les passagers qui dormaient. En attendant le rapport du BEA, il est toujours intéressant de regarder ce qui se passe dans les périodes de fortes turbulences de la part d’experts… Et puis d’attendre
Après les photos retouchées, trafiquées, le secret médical est en ligne de mire des médias. Ainsi l’accouchement de la Ministre de la Justice est raconté dans Match par…son gynécologue, tenu par le secret professionnel. A force de désinformation, de manipulations, on se demande même si ce n’est pas le Ministre de la Justice qui a orchestré la parution de ces informations en pleine élection européenne ! C’est fatiguant à la fin. Attendons de voir qui porte plainte et contre qui et si le gynécologue va avoir des soucis avec le Conseil de l’Ordre!
Le monde n’est plus intéressée que par la manipulation ; la preuve : l’accumulation de photos modifiées, truquées, tronquées qui n’ont pour but que d’enjoliver, désinformer, tromper les lecteurs et les spectateurs. Le plus grave c’est que cette désinformation permanenteest le fruit du travail de ceux-là même qui ont pour fonction d’informer. Figaro, l’Express, Match, autant de titres batis sur le sérieux et qui se laissent aller à ne vérifier ni les sources ni la qualité de ceux qui collaborent à la confection de leurs articles. Tout le monde s’excuse comme d’habitude, personne n’est sanctionné. Le seul véritable résultat est la perte progressive de crédibilité des médias concernés et le sentiment très désagréable que même ceux qui ont l’air sérieux ne sont plus que des pantins malhonnétes. Peut importe leurs raisons, c’est la démocratie qui est en grand danger et la morale.